クニシ コウスケ   Kosuke KUNISHI
  國司 航佑
   所属   京都外国語大学  外国語学部 イタリア語学科
   職種   講師
発表年月日 2016/04/23
発表テーマ « Je pense, donc je suis » vs « Cogito, ergo sum ». En quelle langue pensait Descartes?
会議名 Rencontres des Chercheurs Francophones du Kansai
主催者 Sciencescope
学会区分 国際学会
発表形式 口頭(一般)
単独共同区分 単独
開催地名 京都外国語大学
概要 « Cogito ergo sum » est considéré comme une formule forgée par le philosophe René Descartes. Pour être précis, pourtant, on doit dire que c’est une sorte de « traduction » de la formule française cartésienne : « Je pense, donc je suis ». Cela peut sembler un détail, mais c’est un fait remarquable pour moi, Japonais et professeur d’italien. Il relève de la présence du pronom personnel sujet. Il est bien connu qu’en japonais il n’y a pas besoin de marquer le pronom personnel sujet pour formuler une phrase. Cependant, la proposition cartésienne est normalement traduite en japonais avec une répétition du pronom personnel sujet ; « 我思う故に我あり ». Pour traduire en japonais, donc, on doit enfreindre cette règle que la grammaire de la langue japonaise impose. Dans le cas de la version latine ; « Cogito, ergo sum », ou de celle italienne « Penso, dunque sono », on dira que le pronom personnel sujet est omis et désigné indirectement par la conjugaison des verbes. À cet égard, je me demande s’il était suffisant de « désigner indirectement » le pronom personnel sujet pour forger cette proposition cartésienne. D’autre part, en prenant en considération le fait que la langue française dérive du latin et non vice-versa, la nouveauté ici c’est l’ « obligation » de marquer le pronom personnel sujet en français (moderne), et non la possibilité de l’omettre en latin. La question ici est donc ; « est-ce qu’il y a un rapport significatif entre la philosophie de Descartes et la langue dans laquelle il pensait habituellement ? ».
Dans mon exposé, en partant de cette remarque concernant Descartes, je voudrais discuter de la relation entre la philosophie et la structure des langues.